I comme Idylle

 

Il était une fois, des aurores de Mai où deux êtres se quittaient épuisés d’avoir passé la nuit au téléphone...

Leur rencontre, ils la devaient à la toile d’araignée du Net .

Bien piégés ces deux là qui ne pouvaient plus se quitter...

Ils évoquaient leurs enfances méditerranéennes, leurs grands parents, l’époque des luttes sociales qui rendaient le midi rouge, et puis tous les auteurs qu’ils aimaient et qui leur étaient communs, leur passion pour Brel, Ferré et Bobby Lapointe, le cinéma de Lelouch, etc.

Au cours de ces mois d’été, ils parlèrent très peu de l’objet du site... Les fous-rires étaient trop nombreux et les nuits étaient trop brèves.

Bien vite, ce fut une " belle amitié " et comme ils n’étaient pas des hypocrites, ils mirent un autre nom là-dessus.

Ils décidèrent de se rencontrer, malgré la distance.

Et au mois d’Août sur un quai de gare au Ponant...

Un homme... Une femme...

Coup d’œil circulaire...

Pas de Lelouch... mais Elle est là.

Le scénario sera donc le nôtre. Celui de nos mois de "chat ", de nos centaines d’heures passées au téléphone à parler de nous, de littérature, de cinéma, de musique, de poésie, et si peu du "jeu ". Nos passions communes sont multiples et nos fous rires aussi... et même nos disputes... et puis nos mots d’amour... nos aveux balbutiants... et le don de nos âmes.

Mais nos regards se croisent et se reconnaissent. Elle baisse le sien et se coule dans mes bras... Aurora... Mon Aurora...

Elle tremble, elle a peur... Je le sais. Combien de fois me l’a-t-elle avoué ?

" Je suis soft, très soft m a-t-elle souvent dit, quelques visites de clubs parisiens, 10 coups de cravache, peut-être 20 maxi, enfin peu d" expérience et une grande angoisse. "

Seuls, enfin...

Allongés sur le lit, nous nous disons nos doutes. J’entends bien les siens : " votre profil est très hard, j’ai peur... je ne sais si... je vais avoir des marques... et si je... ".

Je la caresse, ma voix la rassure, je l’apprivoise, trouve les mots qu’il faut...

Mes caresses deviennent plus appuyées sur ses petits seins, mes doigts agacent leurs pointes sensibles, puis, ma main s’alourdit sur ses fesses, passant de l’effleurement à la fessée légère. Elle ferme les yeux. Son souffle s’accélère. Mon rythme aussi, jusqu’à devenir une vraie fessée...

Elle est à genoux sur le lit, les mains sur la tête. Au lit superposé, s’accrochent les menottes. Un clic et voilà pris ses fins poignets... Un bandeau sur les yeux...

Fesses, seins, sexe, tout son corps s’échauffe au martinet, léger. J’alterne les coups avec des baisers. Elle m’exprime sa surprise (mais qui sont donc ses gens qui tapent sans tendresse ?)... et son contentement. Je joue avec des pinces posées sur ses seins...

Et puis, détachée, alanguie sur le lit, les pinces toujours en place, elle jouit.

Le miel de son plaisir coule dans ma bouche.

Puis je lui donne ma salive qu’Elle happe comme si c’était mon plaisir jaillissant... " Encore...encore "... Elle s’abreuve à la source que je lui tend.

Un moment de calme avant la tempête... des corps qui s’entrechoquent.

Courbée sur le lit, Elle attend la cire... Ses souvenirs en sont mitigés... et me demande qu’elle est la différence entre le hard et le soft dans son application... Je prends une bougie et lui montre la différence. Son dos se couvre de perles écarlates...

Puis, nous prenons une douche chaude... très chaude à tous les sens du terme... Je joue avec le jet brûlant sur les points de son corps sensibilisés par nos jeux précédents. Elle me lave et je lui rends la pareille, continuant à jouer avec le jet brûlant sur son sexe et ses seins. Son désir se réveille, appelant le mien... Et...nous leur donnons satisfaction.

Il est bientôt l’heure d’aller dîner...

Je lui offre l’objet de l’un de ses fantasmes inassouvis. Ces petites boules que les amantes japonaises connaissent si bien. Elle est étonnée, n’en a jamais vu. " C’est ça ? Cela fonctionne comment ? " Explications...

Nous humectons chacun une boule et je les lui mets en place.

Ensuite je lui passe un collier de cuir clouté, avec un anneau, et nous partons au restaurant.

Elle y entre fièrement, un rien provoc, la tête haute, le collier bien visible (c’est pour Elle une première).

Clientèle bourgeoise et chic... Quelques regards...

Seul le serveur (visiblement homo, reconnaît le code). Dommage ! ... (Elle m’avouera d’ailleurs le lendemain qu’il lui a discrètement fait un compliment sur son collier).

Retour "chez nous "...

Ses tétons me narguent d’un air insolent. Je leur pose de petites pinces étaux. Et je serre... progressivement... desserre... resserre... desserre...encore et encore... serrant plus fort à chaque fois.

Je suis la progression de sa douleur, de son plaisir dans son souffle sur ma bouche, sur ses yeux dans les miens, tout en agaçant les pointes, qui font saillies des pinces, du bout de mes doigts... Plaisir... Son Plaisir.

Plaisir suivi d’un long moment de tendres caresses qui ravivent notre désir... Et nous faisons l’Amour.

A 14 heures, au Buffet de la Gare, pour le lui montrer, j’ai posé mon fouet a coté d’Elle. Mouvement de recul... Elle n’y a jamais goûté.

Maintenant, je vais le poser sur Elle. Je le lui dit... Elle en tremble, Elle est morte de trouille selon son expression mais Elle se place, crânement contre le mur, les mains levées et m’offre son dos. Cadeau magnifique. Moment d’hésitation... et si je l’abîmais ? Elle m’a demandé mille fois de ne pas la marquer... pas encore. Le singletail sans marques, je n’ai encore jamais fait... J’hésite... cherche ma distance, prends mes repères...

Premier coup...juste une caresse suivi de quelques autres. Et puis le rythme vient et l’assurance avec, les coups sont plus portés. Ils caressent ses hanches, frôlent ses épaules, s’enroulent sur ses cuisses, frappent son dos...

Quelques gémissements que je voudrais couvrir de mes baisers mais je ne peux pas m’arrêter sans perdre la précision. Elle le sent, je le sait... Et ce fouet qui nous relie l’un à l’autre devient alors un lien véritable, si puissant que rien ne semble pouvoir briser.

Au bout de vingt minutes, son corps, intact, porte quelques zébrures qui disparaîtront en moins d’une heure.

Elle peut être fière de ses victoires sur ses peurs et moi je suis heureux de ses abandons qu’Elle m’offre.

Il est très tard....Dormons Mon Ange.

 

Autre jour... (lendemain)

Et je viens Te chercher.

Je Te vois de loin dans ta petite robe rouge. Tu es comme un coquelicot qui éblouit mon cœur, y gommant le noir des heures à passer loin de Toi.

Tout en conduisant, vers ce restaurant champêtre, ma main est légère sur ta cuisse... Nous parlons... de nous, de tout, de rien... Et Toi, quelques fois, pour me provoquer, de ce qu’il ne faut pas... l’objet de nos disputes... Ma main alors, sur ta cuisse ou ton sexe, claque sèchement, rougissant ta chair et excitant ton corps...

J’aime quand Tu me provoques... Ce jeu de l’esprit et de l’âme, quête pudique de notre accomplissement...

Et Tu ne vas pas t’en priver de tout l’après-midi...

Tu te " dévalorises " pour que je Te complimente... provoques mon courroux pour recevoir Ton " dû "... punition au symbole plus fort que tous les coups.

Nous rentrons donc à mon hôtel.

Cet après midi aussi sera de découvertes...

Après un intermezzo amoureux, c’est son corps nu que je chauffe au martinet... coups plus appuyés, plus forts qu’hier... avant de prendre la cravache.

Et ma cravache devient pinceau. Comme un peintre pointilliste, j’applique sur sa peau mon instrument en touches légères... Il reste trop d’endroits où la toile de son corps était vierge de cette peinture là... Faisons donc un " fond "...

Bras, cuisses, dos, fesses, ventre, seins, sexe se chauffent et rosissent.

Et prenant du recul pour arrondir le geste, je dessine sur son corps le tableau de l’Amour par touches appuyées à la rougeur subtile... Aucune n’est la même... chacune est douleur... mais toutes sont plaisir...Elle est là pantelante...

Je joue avec ses seins... Rugueuse est ma tendresse...Et son plaisir explose.

" Repose Toi mon cœur. "

Provocation encore... sans un mot échangé, Elle prend seule la position et trouve un endroit où la marque restera de quiconque invisible. Et dans un souffle me dit : " Là, fort, très fort, le plus fort possible".

Deux coups de cravache d’une " violence rare " lui arrachent un hoquet.

Je La prend dans mes bras, La " console " et nous nous noyons ensemble dans une vague de plaisir.

Un restaurant au bord de l’eau... bougies... repas d’amoureux... regards complices.

Un seul reproche et c’est Elle qui me le fait... " Vous avez oublié de me mettre Mon collier ".

Nous en rions, de ce rire qui nous soude et nous rend plus complices encore...

Il fait nuit... Nous roulons... plus loin, un coin réputé pour les exhibitions. Pour la "sonder ", je propose... Elle hésite, questionne. Je la rassure : " personne ne Te touchera ! "

Et surmontant à nouveau sa peur, Elle me fait confiance et accepte.

Et puis personne, pas un chat. Ce sera pour une autre fois...

Mais le plus important n’était-il pas d’obtenir son accord et qu’Elle se prouve à Elle-même sa volonté de dépassement.

Nous rentrons à l’hôtel. Elle me rappelle qu’Elle adore les bondages.

Je lui laisse le choix : chaîne ou cordages ? Puis lui place un bandeau.

Dix minutes après, la corde noire, entrelacs sur sa peau claire, dessine un harnais assorti à ses yeux.

Ses bras ligotés, tirés loin derrière son dos, lui font comme des ailes.

Elle ressemble à l’Ange de nos Amours

Je libère son regard et la place devant la glace...

" Regarde Toi ma Douce comme Tu es belle ! " et lui remets son bandeau.

Trente minutes... ses limites atteintes... Délivrance.

Et Elle se retrouve plaquée au mur, les mains menottées au-dessus de la tête, une pince à chaque lèvre de son sexe... soupir... un baiser, un poids par pince... halètement... un baiser, encore un poids et deux pinces aux seins... un baiser.

Plus de deux cents grammes sur chaque pince que je fais osciller...

Mon Aurora, ton corps se tord, ton corps convulse, Tu geins mais toujours sans un cri.

Et puis un sanglot... Je T’enlève les pinces et fouette ton sexe de 20 coups de martinet, appuyés.

Enfin j’ôte ton bandeau et je me noie dans tes yeux, dans tes larmes... Baiser.

Tu veux encore plus, un dernier "challenge "... encore 30 coups de martinet sur ton sexe.

Trente coups que Tu comptes Toi-même... "challenge " réussi... ta fierté.

Et puis nous faisons l’Amour,... doucement, tendrement... plaisir partagé de la petite mort.

Tu Te loves dans mes bras et nous parlons... parlons.

Le temps court plus vite que nos paroles... C’est de plus en plus dur...

Le temps est contre nous... mais nous savons que nous, nous avons la vie devant nous.

5 Heures. Il faut y aller...

Je la raccompagne chez Elle...

Au pied de son immeuble, nous ne pouvons plus nous quitter... il le faut bien pourtant !

Nous échangeons un baiser... un sourire empli de larmes... une boule dans la gorge.

Elle descend et dans un souffle j’entends : " Je vous aime... je t’aime ! "

Elle est entrée... je suis parti.

Moi aussi je T’aime Aurora, Mon Aurora... l’Aurore de ma nouvelle vie.

Je suis fier de Toi. Tu as osé, Tu as vaincu ta peur.

Je suis fier que Tu m’aies choisi.

Je suis fier de Toi. Tu m’as fait confiance, Tu as accepté ma main pour Te guider et aller au-delà de ce que Tu croyais être tes limites.

Je suis fier de moi de T’avoir aidé à y réussir.

Tu étais déjà née... je Te ferai grandir.

Tu m’avais dit nous jouerons... Nous avons cru un jeu pourtant c’était nos vies et nous qui pensions jouer, nous avons donc vécu... 2 jours d’un intense Bonheur.

Merci Aurora pour le don de ces premières fois...

Merci Aurora pour ces deux jours.

JE T’AIME.

M.