JE REVE (Post du 10/05/2003)
REVES
JE REVE
De calanques, de pins, de mer et de cigales
De rochers diaprés où nos corps repus et nus
Pris par le désir au cours d’une balade
Se sont aimés. Reposons nous sous les nues.

JE REVE
De tes bras entravés, de tes mains qui implorent
Poitrine haletante et tes fesses rougies
Tandis que ton buisson noir que ma main explore
Déverse son plaisir comme coule bougie.
JE REVE
De bougies rouges qui coulent de tes hanches
Aux doux vallonnements de ton corps tant aimé,
Ecrivant Mon Amour sur une peau si blanche.
Neige dont je m’abreuve, jamais rassasié.
JE REVE
D’un petit restaurant où au coin de la nappe,
Pour l’éclat du bonheur au fond de tes yeux noirs,
Je t’écrirai des mots doux entre deux agapes,
Des tendres mots d’Amour qui parleront d’espoir.
JE REVE
De tes seins où ma tête, après, repose
Lorsque fatigué d’avoir manié le fouet
Le bras dolent, je t’accorde une pose.
De tes petits seins que couvrent mes baisers.
JE REVE
De mon fouet, serpent s’enroulant sur ton torse
Et dont le bout cinglant réveille ta douleur
Je sais, ma belle âme, que j’ai fait une entorse
A ton beau rêve à Toi qui n’est que de douceur.
JE REVE
De t’avoir près de moi le soir au coin du feu
Où blottie dans mes bras quand la braise se meurt,
Chatte ronronnante sous ma main qui se meut
Tu murmures d’envie et tu fais mon bonheur.
JE REVE
De deux larmes qui sur tes joues coulèrent
Et que ma bouche bue, Elixir de ma vie,
Puis descendant, tes lèvres s’écartèrent,
Ma langue qui mêla nos salives à l’envie.
JE REVE
D’une croix de bois noir où tu t’écartèles
Les pieds et poings liés, ouverte à mon désir
Et où ton cul cambré comme jeune gazelle
S’offre à ma cravache pour notre grand plaisir.

JE REVE
De voir Venise la Belle Décadente
Où tu dois m’amener un jour de l’an prochain
De gondoles ventrues et de l’Enfer de Dante,
De ta robe à paniers où fourrage ma main.
JE REVE
Aussi, mais là, je suis utopique, à ce jour
Qui, je le sais au profond de mon cur, viendra,
Où nous serons unis malgré tous les détours
De la vie. Victoire que l’Amour remportât