UNE FEMME A SA FENETRE

(ou... PUISQUE MONSIEUR X. N'A PAS REPONDU...)

 

Je fus en d’autres lieux

Femme à cette fenêtre

C’étaient des jours heureux

C’étaient des jours de fête

Avant que le DEmiurge

Dans son ire implacable

Referme la croisée

Et confisque les mots.

On parlera de purge

De vengeance minable

De contre-vérité

De mensonge au bas mot…

Qu’importe…Une passante,

" Au détour d’un instant ",

A eu dans ses attentes

Le Graal d’autres moments.

Si le jardin demeure

Clos pour ton éphémère

Ni le moment, ni l’heure

Ne sont jamais amers.

Le Paradis perdu

C’est déjà de l’hier :

Un an pile qu’il fut

Le nôtre en cette terre.

Mais crois-tu , mon Amour,

Crois-tu un seul instant

Que l’avenir des jours

Se tenait là-dedans ?

C’est nous les vrais absents

De leur Eden factice.

Ce qu’il est maintenant

N’est pas de bon auspice…

Songe à leurs "perles" absconses

Qui remplacent les dires !

Le naufrage s’annonce

Au pays du délire…

Mais il faudra du temps

Pour que les gens comprennent

Comprendront-ils vraiment ?

Cela vaut-il la peine ?

Vivons mon cœur, mon âme

Comme tu le voulais

Loin de cet infâme

Clos dans sa lâcheté…

Qu’il n’ait pas répondu

Est déjà comme un signe

Que le miroir tendu

N’en faisait pas un cygne,

Et qu’il n’a pas aimé

Dans le petit matin,

L’aube claire de mai,

S’y voir en vérité :

Libertin ignorant

En étymologie

Lui qui se veut savant

N’a toujours rien appris

Il demeure enfermé

Chaque jour un peu plus

Dans sa propriété

Son petit Xanadu

De l’Espace en souffrance

Par son manque de sens

Il a fait en six mois

Rien de plus qu’un endroit

Où la liberté rame

Comme l’indépendance :

A Lui et à sa Dame

Faut faire révérence.

A ceux qui s’y appliquent

Tous deux offrent des jeux,

Du pain et puis du cirque !

On pouvait rêver mieux…

Dis-toi qu’ Evanescente

N’est pas passée pour rien

Non plus qu’une passante :

Les mots font leur chemin…

Et tes textes demeurent

Qui étaient si nombreux

Et qui m’avaient tant plu

Ils auront des lecteurs

Les bons , les vrais qui cherchent

Et qui trouvent sous l’herbe

Même si tous les deux

Nous avons disparu…