UNE FEMME A LA FENETRE... ou puisque Mr X n'a pas répondu (Post du 11/05/2003)
UNE FEMME A SA FENETRE
(ou... PUISQUE MONSIEUR X. N'A PAS REPONDU...)
Je fus en d’autres lieux
Femme à cette fenêtre
C’étaient des jours heureux
C’étaient des jours de fête
Avant que le DEmiurge
Dans son ire implacable
Referme la croisée
Et confisque les mots.
On parlera de purge
De vengeance minable
De contre-vérité
De mensonge au bas mot
Qu’importe Une passante,
" Au détour d’un instant ",
A eu dans ses attentes
Le Graal d’autres moments.
Si le jardin demeure
Clos pour ton éphémère
Ni le moment, ni l’heure
Ne sont jamais amers.
Le Paradis perdu
C’est déjà de l’hier :
Un an pile qu’il fut
Le nôtre en cette terre.
Mais crois-tu , mon Amour,
Crois-tu un seul instant
Que l’avenir des jours
Se tenait là-dedans ?
C’est nous les vrais absents
De leur Eden factice.
Ce qu’il est maintenant
N’est pas de bon auspice
Songe à leurs "perles" absconses
Qui remplacent les dires !
Le naufrage s’annonce
Au pays du délire
Mais il faudra du temps
Pour que les gens comprennent
Comprendront-ils vraiment ?
Cela vaut-il la peine ?
Vivons mon cur, mon âme
Comme tu le voulais
Loin de cet infâme
Clos dans sa lâcheté
Qu’il n’ait pas répondu
Est déjà comme un signe
Que le miroir tendu
N’en faisait pas un cygne,
Et qu’il n’a pas aimé
Dans le petit matin,
L’aube claire de mai,
S’y voir en vérité :
Libertin ignorant
En étymologie
Lui qui se veut savant
N’a toujours rien appris
Il demeure enfermé
Chaque jour un peu plus
Dans sa propriété
Son petit Xanadu
De l’Espace en souffrance
Par son manque de sens
Il a fait en six mois
Rien de plus qu’un endroit
Où la liberté rame
Comme l’indépendance :
A Lui et à sa Dame
Faut faire révérence.
A ceux qui s’y appliquent
Tous deux offrent des jeux,
Du pain et puis du cirque !
On pouvait rêver mieux
Dis-toi qu’ Evanescente
N’est pas passée pour rien
Non plus qu’une passante :
Les mots font leur chemin
Et tes textes demeurent
Qui étaient si nombreux
Et qui m’avaient tant plu
Ils auront des lecteurs
Les bons , les vrais qui cherchent
Et qui trouvent sous l’herbe
Même si tous les deux
Nous avons disparu