LES PREDATEURS (post du 5/08)
LES PREDATEURS
Errants dans la nuit
Etrangement nue
Au fin fond des rues
Où la proie s’enfuit.
Chasseurs émérites...
Faudrait-il trembler de les avoir croisés ?
Faudrait-il se sentir visée ?
Les prédateurs sont des animaux de mauvais augure,
Les prédateurs prédisent sept ans de malheur.
Un cauchemar éveillée,
Une folle idée ?
Je n’ai pourtant jamais couru
Folle d’angoisse dans la rue.
C’est une cover qui essaie de s’imposer.
Faudrait-il lui laisser l’ombre de mon miroir ?
Faudrait-il que je parte dans le noir ?
Les prédateurs sont trop finement rusés,
Les prédateurs connaissent les figures imposées.
Ils se ressemblent elle et lui.
Ils se ressemblent : est-elle lui ?
Oh ! il y a trop de demandes sans réponse!
Peut-être vaudrait-il mieux que je renonce
Comme dans le film de Bowie...
Faudrait-il se poser trop de questions ?
Faudrait-il se demander le nom ?
Les prédateurs sillonnent la ville la nuit,
Les prédateurs voudraient bien sortir de leur ennui.
J’ai dans ma tête
Deux silhouettes
Et comme une musique obsédante,
Comme une musique lancinante.
Mmm Mmm Mmm Mmm...
Faudrait-il se retourner sans cesse ?
Faudrait-il ressentir de la tristesse ?
Les prédateurs sont déjà repartis,
Les prédateurs portent le poids de leur folie.
Mmm Mmm Mmm Mmm...
A quoi bon retenir cette impression qui fuit ?
A quoi bon se retourner dans son lit ?
Les prédateurs ont atteint l’autre espace désormais,
Les prédateurs s’effacent et deviennent muets.
Au matin seule une glace brisée
(Sept ans de malheur assurés
Faudrait-il croire à ce qui est fixé ?)
Témoigne d’un rêve éveillée.
Et je m’endors sur mon image:
Hier les prédateurs n’étaient que de passage.
J’ai dans ma tête
Comme deux silhouettes
Qui deviennent si floues,
Qui deviennent si floues
Il va falloir une autre nuit
Pour pouvoir revenir vers eux
Est-elle lui ?
Sont-ce bien eux?
Il faudrait leur poser la question
Il faudrait leur poser cette question...