LES PREDATEURS

                  

 

 

Errants dans la nuit

Etrangement nue

Au fin fond des rues

Où la proie s’enfuit.

Chasseurs émérites...

Faudrait-il trembler de les avoir croisés ?

Faudrait-il se sentir visée ?

Les prédateurs sont des animaux de mauvais augure,

Les prédateurs prédisent sept ans de malheur.

Un cauchemar éveillée,

Une folle idée ?

Je n’ai pourtant jamais couru

Folle d’angoisse dans la rue.

C’est une cover qui essaie de s’imposer.

Faudrait-il lui laisser l’ombre de mon miroir ?

Faudrait-il que je parte dans le noir ?

Les prédateurs sont trop finement rusés,

Les prédateurs connaissent les figures imposées.

Ils se ressemblent elle et lui.

Ils se ressemblent : est-elle lui ?

Oh ! il y a trop de demandes sans réponse!

Peut-être vaudrait-il mieux que je renonce…

Comme dans le film de Bowie...

Faudrait-il se poser trop de questions ?

Faudrait-il se demander le nom ?

Les prédateurs sillonnent la ville la nuit,

Les prédateurs voudraient bien sortir de leur ennui.

J’ai dans ma tête

Deux silhouettes

Et comme une musique obsédante,

Comme une musique lancinante.

Mmm Mmm Mmm Mmm...

Faudrait-il se retourner sans cesse ?

Faudrait-il ressentir de la tristesse ?

Les prédateurs sont déjà repartis,

Les prédateurs portent le poids de leur folie.

Mmm Mmm Mmm Mmm...

A quoi bon retenir cette impression qui fuit ?

A quoi bon se retourner dans son lit ?

Les prédateurs ont atteint l’autre espace désormais,

Les prédateurs s’effacent et deviennent muets.

Au matin seule une glace brisée

(Sept ans de malheur assurés

Faudrait-il croire à ce qui est fixé ?)

Témoigne d’un rêve éveillée.

Et je m’endors sur mon image:

Hier les prédateurs n’étaient que de passage.

J’ai dans ma tête

Comme deux silhouettes

Qui deviennent si floues,

Qui deviennent si floues…

Il va falloir une autre nuit

Pour pouvoir revenir vers eux

Est-elle lui ?

Sont-ce bien eux?

Il faudrait leur poser la question

Il faudrait leur poser cette question...