Jacques Lanzmann Photo Hommage

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C’est l’été et on se croirait à la saison des feuilles qui tombent.

 

Aujourd’hui, avec Jacques Lanzmann, c’est un homme de mots et de marche qui nous quitte.

De mots parce qu’écrivain 

Je ne saurais que trop conseiller à tous de lire « Le rat d’Amérique ».

Il a  surtout, au-delà de ses livres, marqué ma génération pour les paroles qu’il écrivit pour (ou avec) Jacques Dutronc à la meilleure époque de celui-ci.

 

J’aimais pourtant l’entendre causer de ses livres quand il venait chez Bernard Pivot : il avait tout l’humour et cet esprit très particulier des hommes moustachus (curieusement, ils me charment mais ne me séduisent jamais !)…Et j’aimais le lire.

 

Homme de marche, randonneur infatigable capable de partir d’un jour à l’autre pour un de ses très longs voyages, n’hésitant pas à laisser pour cela tomber tout net boulot et famille(s) : le pluriel entre parenthèses est volontaire pour ceux qui connaissent un peu sa vie.

 

Maquisard à 16 ans, mineur au Chili, rédacteur en chef de « Lui » à la fin des années 60 et tant d’autres choses encore, il eut un destin à l’image de l’un des titres qu’il donna à chanter à Dutronc : « L’aventurier ».

 

Il est parti arpenter le cosmos.

79 ans, c’est tout de même un peu tôt pour ça…

C'est toujours trop tôt.

 

De lui, ma favorite, ce « Le petit jardin » qui date de 1972.

 

 

 

Le petit jardin – Jacques Lanzmann.

 

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
Qui sentait bon le bassin parisien
C'était un petit jardin
Avec une table et une chaise de jardin
Avec deux arbres, un pommier et un sapin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin

Mais un jour près du jardin
Passa un homme qui au revers de son veston
Portait une fleur de béton
Dans le jardin une voix chanta

{Refrain:}
De grâce, de grâce, monsieur le promoteur,
De grâce, de grâce, préservez cette grâce
De grâce, de grâce, monsieur le promoteur
Ne coupez pas mes fleurs

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain,
Qui sentait bon le bassin parisien
C'était un petit jardin
Avec un rouge-gorge dans son sapin
Avec un homme qui faisait son jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin

Mais un jour près du jardin
Passa un homme qui au revers de son veston
Portait une fleur de béton
Dans le jardin une voix chanta

{au refrain}

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
A la place du joli petit jardin
Il y a l'entrée d'un souterrain
Où sont rangées comme des parpaings
Les automobiles du centre urbain

C'était un petit jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin.
C'était un petit jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Anti
n.

 

 

 

 

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