PASTICHE DE RUINES

 

Un vil et gras pourceau luisant dans sa bauge

Voulait régner sur tous, un peu comme un Doge.

Pour gonfler son ego à l’égal de sa panse

Il se croit écrivain mais, quoi qu’il en pense,

Il n’est qu’un triste et malhonnête plagiaire

En pompant çà et là les textes des autres…

Pour se gonfler encore, il ne manque pas d’air.

Dans maints endroits aussi, il dit et se vautre

Pour se faire entendre coûte que coûte.

L’adipeux l’a dit. Peu le lisent, peu l’écoutent…

Ils viennent surtout voir. Posées, meurtries, les chairs

Qu’il donne en pâture ne lui coûtent pas cher.

Et quand on lui colle le groin dans sa fange

Il grogne fort tel quelqu’un que l’on dérange.

Se défend comme il peut : à peu près, mensonges

Et veut le dernier mot sans jeter l’éponge.

Il se répand encore, jetant l’anathème

Lui qui ne sait rien, ne connaît rien au thème,

Il éructe partout, sans pouvoir arrêter…

Et à vouloir bien plus haut que son cul péter,

Lui qui se fit fort de mettre un terme aux Maîtres,

Il ne lui reste plus qu’un doigt à se mettre.

 

MARDEN

 

 

 

Toute ressemblance avec des pseudonymes et/ou personnes (vivantes ou ayant vécu) serait purement fortuite, voire accidentelle...

 

Ré-édition du post du 19/11/2004