PASTICHE DE RUINES par MARDEN
PASTICHE DE RUINES
Un vil et gras pourceau luisant dans sa bauge
Voulait régner sur tous, un peu comme un Doge.
Pour gonfler son ego à l’égal de sa panse
Il se croit écrivain mais, quoi qu’il en pense,
Il n’est qu’un triste et malhonnête plagiaire
En pompant çà et là les textes des autres
Pour se gonfler encore, il ne manque pas d’air.
Dans maints endroits aussi, il dit et se vautre
Pour se faire entendre coûte que coûte.
L’adipeux l’a dit. Peu le lisent, peu l’écoutent
Ils viennent surtout voir. Posées, meurtries, les chairs
Qu’il donne en pâture ne lui coûtent pas cher.
Et quand on lui colle le groin dans sa fange
Il grogne fort tel quelqu’un que l’on dérange.
Se défend comme il peut : à peu près, mensonges
Et veut le dernier mot sans jeter l’éponge.
Il se répand encore, jetant l’anathème
Lui qui ne sait rien, ne connaît rien au thème,
Il éructe partout, sans pouvoir arrêter
Et à vouloir bien plus haut que son cul péter,
Lui qui se fit fort de mettre un terme aux Maîtres,
Il ne lui reste plus qu’un doigt à se mettre.
MARDEN
Toute ressemblance avec des pseudonymes et/ou personnes (vivantes ou ayant vécu) serait purement fortuite, voire accidentelle...
Ré-édition du post du 19/11/2004