B.D.S.M: EXUTOIRES, SOUPAPE ET PSYS.

                           

                          

 

Je t'ai souvent dit, AURORA, qu'il n'était nul besoin d’être un amateur de S.M. pour avoir recours aux "soins avisés " de nos psychiatres. Je pense même le contraire en ce qui concerne la majorité d’entre nous.

Il n’est qu’à voir leurs salles d’attente remplies de patients (heureusement qu’ils le sont au vu la durée des traitements psychiatriques) fortement atteints du stress de l’existentiel quotidien.

Ici, j’aurais plutôt tendance à croire aux vertus thérapeutiques de nos jeux, qui s’ils sont bien conduits peuvent être une formidable soupape de décompression.

Mais le principal n’est il pas de s’accepter comme l’on est et de trouver son équilibre et accessoirement son plaisir sans porter atteinte aux autres, à leur intégrité et à leur liberté (y compris celle de leurs propres pratiques même et surtout si ce ne sont pas les nôtres) ?

En ce qui concerne ce que beaucoup de Dominateurs considèrent comme une fin en soi du rapport SM, je n’ai pas pour ma part cette vision des choses. Etant tombé très jeune dans le chaudron du monde libertin ( 68 et années suivantes de la libération sexuelle et n’en étant quasiment jamais sorti, " je ne suis pas à " un coup près "). Il me faut pour fonctionner un plus que ne m’apporte même pas le SM. Seul un rapport affectif , à la rigueur une très grande complicité, peuvent être ce plus. L’idéal étant bien entendu l’Amour cela va sans dire.

Il est vrai que lorsque l’on a goûté à ces amours là, les amours conventionnelles (vanilles) paraissent bien fades.

Il y a là, c’est vrai, une réelle notion d’accoutumance. On pourrait dire que je suis drogué aux plaisirs d’Amour (sourire).

M.