DE LA HAINE, DE LA DESTRUCTION, DE LA REUSSITE D'UNE VIE, DE LA NATURE ET DE L'HOMME...

 

La haine effraie toujours…On la voit sourdre de partout : raciale ou provinciale, individuelle ou partagée par des populations. Elle engendre les guerres, civiles ou intercontinentales, elle entraîne les tragédies, ne seraient-ce que celles du répertoire théâtral (songeons à Roméo et Juliette).

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La destruction est encore autre chose : détruire c’est démolir, abattre, anéantir.

Haïr, détruire, sont à la portée de tous, c’est évident…Mais cela n’aura pas beaucoup d’incidence si celui qui est censé haïr, celui qui est censé vouloir détruire n’a pas les moyens, de propagande, de charisme, ou tout simplement financiers pour les mettre en action…La vraie haine ne peut donc être le fait de personnes " simples " …La destruction demande encore plus de moyens, militaires, techniques etc.…Ou alors, elle s’apparentera au souffle du loup sur la maison de briques du troisième petit cochon.

Il est cependant des gens qui se croient sans cesse entourés de haine, visés par la destruction…Ils sont hélas bien souvent les plus haineux, les plus destructeurs.

La perversité (et non la perversion) est bien souvent la motivation de ces gens qui crient au loup: ils font le mal et s’en réjouissent sans trêve.

Dire une vérité, démonter un mécanisme, montrer les rouages d’une rouerie, manipuler le vitriol, cela n’est ni haïr, ni détruire, ou alors Esope a été le premier des haineux !

Utiliser ces " armes ", c’est bien souvent l’apanage des gens simples (pas " simplistes ", ce serait malhonnête de confondre les deux)…C’est même quasiment toujours le seul moyen de défense qu’ils ont.

A celui qui se targue de définir ceux qui ont ou non réussi une vie, nous dédions ce texte de Luc Ferry (Le philosophe, pas le Ministre évidemment, rires ! Et oui, dommage que ce soit le même homme ! Comme quoi…) :

" Au demeurant, l’idée de ‘réussite’ paraît fort contestable. N’est-elle pas inadéquate lorsqu’il s’agit de juger une vie dans son ensemble ? (…) Reste que les illusions de la ‘réussite’ sociale, les fantasmes entourant le mythe du self-made-man et les dorures du pouvoir sont si puissants aujourd’hui qu’ils semblent occuper tout l’espace au point d’aveugler l’horizon. Sous couvert de nous inviter librement à l’action et à l’épanouissement de soi, l’idéal de ‘réussite’ auquel nos rêves éveillés, mais aussi le culte contemporain de la performance, donnent tant de poids et de prix, n’est-il pas en train de prendre la forme d’une nouvelle tyrannie ? ".

Une dernière chose : Que celui qui pense qu’aujourd’hui l’homme domine la nature est loin de la vérité !

Malgré son vœu et tous les moyens techniques ou intellectuels qu’il peut actuellement mettre en œuvre, celui-ci reste l’esclave de celle-là…

Que la Nature éternue en Asie du Sud-Est et la mousson au Bangladesh fait quelques centaines de milliers de morts…

Qu’elle se laisse aller en zone sub-équatoriale et c’est le désert aride qui s’étend, entraînant une famine pandémique…

Que celle-ci tousse et la Terre tremble, provoquant destruction (là, oui !), épidémies, morts…

Rappelons-nous que la Montagne et la Mer ont toujours raison face aux inconsciences de l’homme…

Nous pensons maîtriser la Nature mais ne faisons que la mépriser…

Si nous parlons de haine, alors, oui, peut-être la Nature nous haït-elle, pour ce que nous avons tenté de lui faire.

La maîtriserons-nous jamais ?

Allons, Monsieur, un peu d’humilité !