INTERLUDE ou Rèverie de l'Aurore (Note du 24/05/2003)
INTERLUDE OU REVERIE DE L'AURORE
Cette douleur choisie, ce plaisir qui m’anime De quelle force relèvent-ils en moi? Un désir avant tout de perdre le contrôle, d’avoir un souffle ardent qui me plonge en moi-même, une sorte d’apnée
Je sais que je vais décoller, ne plus avoir la tête sur les épaules,les pieds à terre, l’espace temps de notre congrès amoureux
Je m’en remets à lui afin qu’il me devine et me façonne de ma terre glaise si profondément enfouie en moi A lui d’être le sculpteur de mon corps, de mes sens
Je m’en remets à lui afin qu’il me soutienne aussi et me surveille à deux pas de l’abîme A lui de n’avoir pas un seul geste de trop, de ne pas interpréter mal un seul signal de moi A lui d’être le lecteur mais aussi l’auteur de mon âme
Confiance absolue. Don total de ma part.
Respect absolu. Maîtrise totale de la sienne.
Nous nous connaissons de toute éternité déjà. C’est ainsi que ma douleur devient notre plaisir. Certains appellent cela une perversion; d’autres parlent d’endorphines
Qui peut juger?
Nous nous aimons.